Cas de rage en Charente Maritime

Un cas de rage confirmé en France sur un jeune chien jaune de Saint-Martin-de-Ré ramassé en Espagne

  • L'Institut Pasteur a confirmé le 13 février un cas de rage sur un jeune chien croisé de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime) euthanasié le 4 février. Le virus rabique serait d'origine marocaine.
  • Le chien avait été ramassé au bord de la route en Espagne en décembre dernier. Il était depuis détenu dans la commune de l'île de Ré où il se promenait dans la ville et les fossés des remparts.
  • Les personnes ayant été en contact avec ce chien à Saint-Martin-de-Ré depuis le 17 janvier (ou les détenteurs de chiens ou d'animaux ayant été en contact) doivent se signaler. Dans cette commune, les chiens ne peuvent être promenés que tenus en laisse et les chats ne peuvent pas sortir dehors sauf en cage ou dans une caisse.
  • « La rage, c'est grave » rappelle le ministère de l'agriculture dans son communiqué. « La rage tue encore une personne dans le monde toutes les dix minutes. Une fois les symptômes déclarés, la rage est toujours mortelle ».

Rage

Détenu à Saint-Martin-de-Ré, le chien reconnu enragé est un jeune chien « jaune » croisé, beige avec des taches blanches, un museau fin, des oreilles tombantes, typique des pays d'Afrique du Nord selon la photo diffusée par préfecture de Charente-Maritime.

La France est indemne de rage. Ce cas est le douzième cas de rage importée depuis 2001.

La préfecture de Charente-Maritime le 14 février puis, le ministère de l'agriculture le 15 février, viennent d'alerter sur un cas de rage importée probablement du Maroc sur un jeune chien « jaune » croisé de Saint-Martin-de-Ré.

L'Institut Pasteur a confirmé le cas de rage le 13 février, avec un virus rabique d'origine marocaine « selon les données scientifiques disponibles ». Le chien avait été euthanasié le 4 février, car il présentait des symptômes nerveux, un changement de comportement avec une dégradation de son état général.

 

Ramassé sur le bord de la route en Espagne

Le jeune chien avait été ramassé au bord de la route en Espagne en décembre, puis ramené en France. Depuis, le chien de Saint-Martin-de-Ré était habituellement promené sur cette commune et dans les fossés des remparts de la ville. Il était souvent accompagné d'une chienne croisée lévrier arabe (sloughi).

Compte tenu des contacts possibles avec d'autres animaux ou des personnes durant la période de 15 jours où le chien peut être contaminant, la préfecture de Charente-Maritime demande à toute personne qui aurait pu être en contact, mordu, griffé, égratigné ou léché par ce chien entre le 17 janvier et 3 février 2020 de se signaler au numéro 0 809 400 004. De même, les contacts avec d'autres animaux sont à signaler sur le numéro 05 46 68 60 15

 

Les chiens de Saint-Martin-de-Ré doivent être tenus en laisse

Un arrêté préfectoral interdit de laisser sortir librement dans la commune les chiens, les chats ou les furets. Mais les chiens peuvent être promenés s'ils sont tenus en laisse. Les chats ou d'autres animaux (chiens, furets…) peuvent être transportés en cage ou caisse.

Selon le code rural, les animaux qui ont été en contact avec ce chien depuis le 17 janvier sont dits « contaminés de rage ». Le code rural prévoit que les animaux « contaminés de rage » sont « abattus » (article L 223-9).

Toutefois si les animaux sont valablement vaccinés contre la rage (avant le 17 janvier dans ce cas), les propriétaires peuvent demander une dérogation. Dans ce cas, l'animal « contaminé » est revacciné et placé sous surveillance sanitaire pendant six mois avec une visite vétérinaire mensuelle pendant trois mois et une dernière visite à la fin du sixième mois.

 

Douze cas de rage importée depuis 2001

La France est indemne de rage depuis longtemps. Depuis 2001, douze cas de rage ont été diagnostiqués chez des chiens ou des chats en France. La plupart des cas étaient donc directement ou indirectement lié à l'importation irrégulière d'un chien ou d'un chat en provenance d'un pays où sévit cette maladie.

Les derniers cas de rage confirmés et rendus publics en France depuis 2007 sont les suivants :

  • Mai 2015. Saint-Étienne. Cas de rage sur un chiot de retour d'un séjour en Algérie Nov 2013. Argenteuil (Val d'Oise). Cas isolé de rage sur un chaton importé du Maroc.
  • Août 2011. Challans (Vendée). Cas isolé de rage sur un chiot importé du Maroc
  • Nov 2008. Isère. Cas isolé de rage sur un chiot importé du Maroc.
  • Mai 2008. Guyane. Cas humain et mortel de rage dans ce DOM.
  • Avril 2008. Var. Cas de rage sur un chiot importé de Gambie par la Belgique.
  • Février 2008. Seine-et-Marne… Trois cas de rage, un cas importé du Maroc (dans le Gers) et deux cas autochtones en Seine-et-Marne. La France perd pour deux ans son statut de pays indemne de rage.
  • Novembre 2007. Vendée. Un cas de rage sur un chat de Fontenay-le-Comte (contamination par une chauve-souris par un virus rabique habituellement peu contagieux pour les carnivores domestiques et l'homme).
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La rage tue un enfant toutes les 10 minutes dans le monde

« La rage, c'est grave » rappelle en substance le Ministère de l'agriculture dans son communiqué. « La rage tue encore une personne dans le monde tous les dix minutes [souvent des enfants]. Une fois les symptômes déclarés, la rage est toujours mortelle ».

Lors de voyage dans un pays à risque, il est donc recommandé de ne pas toucher un animal errant, ni à fortiori de la ramener dans ses bagages. Pour les propriétaires qui voyagent hors de France avec leur animal, il est rappelé que l'animal doit être identifié (avec un passeport), valablement vacciné contre la rage et qu'il pourra, pour certains pays, être exigé un titrage des Ac antirabique (notamment au retour en France ou dans l'UE).

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